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La
chose est entendue : le doute est dans les esprits, le progrès
inquiète, l'irrationnel attire, les scientifiques ne jouissent
plus d'une confiance absolue et les jeunes se détournent des carrières
scientifiques. Il faut donc réagir, en province plus qu'ailleurs.
Dans ce contexte, le chargé de communication en région joue
un rôle essentiel de "médiateur" entre scientifiques
et journalistes.
Les
sciences sont multiples et diverses, la somme des connaissances est infinie,
les progrès vertigineux. Mais, comment rendre accessible cette
complexité sans l'acquisition d'un minimum de savoirs fondamentaux
? Comment faire en sorte que, face à l'ampleur de ces savoirs,
le réflexe ne soit pas de déléguer aux scientifiques
une responsabilité qui ne doit pas leur être totalement abandonnée
?
Un
dialogue direct avec le public
La
science est de plus en plus présente dans les media et le retard
en matière d'émissions scientifiques est en partie rattrapé.
Certains scientifiques prennent la parole pour expliquer l'état
des connaissances et faire part de leurs questionnements. Vaches folles,
changements climatiques, OGM, maladies dégénératives
sont régulièrement au programme. Pourtant, cette communication
"médiatique" ne contribue pas vraiment à rapprocher
scientifiques et public. Le laboratoire reste un monde abstrait, lointain
et parfois inquiétant. Seule une communication de proximité
fondée sur le dialogue direct peut modifier la perception que le
public a de la recherche.
Cette
confrontation effraie certains chercheurs, d'autres craignent de devoir
consacrer trop de temps à des activités qui les éloignent
de la recherche et qui ne sont pas prises en compte pour le déroulement
de leur carrière. C'est négliger le fait que le rapprochement
science-société ne doit pas passer uniquement par un investissement
important de quelques-uns mais qu'il a tout à gagner en richesse
et en souplesse, à se construire sur la base d'une large mobilisation
et d'une multitude d'actions ponctuelles même modestes.
C'est
au chargé de communication en région de créer les
conditions de ce rapprochement. Débats, "Bar des sciences",
visites de laboratoires, expositions, interventions dans les établissements
scolaires, suivi de projets de scolaires, ateliers de pratique
sont
autant d'occasions d'établir un dialogue et de faire découvrir
la réalité du monde de la recherche. Les laboratoires sont
des lieux de ressource uniques qui restent à valoriser auprès
du public, ce qui nécessite la présence de médiateurs
scientifiques. Le chargé de communication en région doit
rechercher en partenariat avec les acteurs régionaux de la culture
scientifique, notamment le milieu associatif, les moyens de créer
cette interface.
et avec les media
Les
media régionaux représentent un autre vecteur de cette communication
de proximité opposée à une communication plus distante,
plus "élitiste", qui est celle des émissions de
télévision, des quotidiens nationaux ou de la presse spécialisée.
Le
chargé de communication en région est là pour inciter
les scientifiques à sortir de leurs laboratoires et à entendre
les interrogations de la cité. Il doit convaincre les rédactions
qu'il y a une place pour l'actualité de la recherche régionale
et une lecture régionale de l'actualité scientifique nationale
et internationale. Peu à peu, les scientifiques établissent,
sans compromissions, des relations de confiance avec la presse locale.
Grâce à ces échanges, la presse régionale peut
intégrer une information scientifique de qualité.
La
presse régionale offre l'opportunité de sensibiliser un
lectorat très important et plus concerné. C'est par elle
que le lecteur découvrira que la science se fait aussi à
côté de chez lui. C'est par elle aussi que les scientifiques
se reconnaîtront comme des acteurs économiques et politiques
en région.
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La
délégation...
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...
" Languedoc-Roussillon " du CNRS en quelques chiffres
5
unités propres de recherche (UPR)
une
unité propre de service placée sous la seule
responsabilité scientifique, administrative
et financière du CNRS
57
unités mixtes de recherche (UMR) dont la co-responsabilité
totale est partagée avec
d'autres partenaires (universités, établissements
publics, industriels)
5
formations de recherche en évolution
1
unité de recherche associée
6
structures fédératives associant plusieurs unités
de recherche.
8
groupements de recherche (GDR) laboratoires " sans murs
" regroupant sur un objectif
scientifique des unités ou des fractions d'unités
5
laboratoires européens associés (LEA) associant
des unités de recherche liées au CNRS
et des laboratoires de Catalogne
1
377 chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs
( 650 chercheurs, 623 ITA, 104 BDI
et contrats de recherche)
Plus
de 1 000 collaborateurs appartenant à d'autres institutions
668
MF de budget consolidé
8
sites différents
Source : site de la Délégation "Languedoc-Roussillon"
du CNRS, mai 2001, http://www.dr13.cnrs.fr
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