Profession : chargé de communication en région - Volet n° 1 : Languedoc-Roussillon
Pour une communication scientifique de proximité


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La chose est entendue : le doute est dans les esprits, le progrès inquiète, l'irrationnel attire, les scientifiques ne jouissent plus d'une confiance absolue et les jeunes se détournent des carrières scientifiques. Il faut donc réagir, en province plus qu'ailleurs. Dans ce contexte, le chargé de communication en région joue un rôle essentiel de "médiateur" entre scientifiques et journalistes.

Les sciences sont multiples et diverses, la somme des connaissances est infinie, les progrès vertigineux. Mais, comment rendre accessible cette complexité sans l'acquisition d'un minimum de savoirs fondamentaux ? Comment faire en sorte que, face à l'ampleur de ces savoirs, le réflexe ne soit pas de déléguer aux scientifiques une responsabilité qui ne doit pas leur être totalement abandonnée ?

Un dialogue direct avec le public…
La science est de plus en plus présente dans les media et le retard en matière d'émissions scientifiques est en partie rattrapé. Certains scientifiques prennent la parole pour expliquer l'état des connaissances et faire part de leurs questionnements. Vaches folles, changements climatiques, OGM, maladies dégénératives sont régulièrement au programme. Pourtant, cette communication "médiatique" ne contribue pas vraiment à rapprocher scientifiques et public. Le laboratoire reste un monde abstrait, lointain et parfois inquiétant. Seule une communication de proximité fondée sur le dialogue direct peut modifier la perception que le public a de la recherche.
Cette confrontation effraie certains chercheurs, d'autres craignent de devoir consacrer trop de temps à des activités qui les éloignent de la recherche et qui ne sont pas prises en compte pour le déroulement de leur carrière. C'est négliger le fait que le rapprochement science-société ne doit pas passer uniquement par un investissement important de quelques-uns mais qu'il a tout à gagner en richesse et en souplesse, à se construire sur la base d'une large mobilisation et d'une multitude d'actions ponctuelles même modestes.
C'est au chargé de communication en région de créer les conditions de ce rapprochement. Débats, "Bar des sciences", visites de laboratoires, expositions, interventions dans les établissements scolaires, suivi de projets de scolaires, ateliers de pratique… sont autant d'occasions d'établir un dialogue et de faire découvrir la réalité du monde de la recherche. Les laboratoires sont des lieux de ressource uniques qui restent à valoriser auprès du public, ce qui nécessite la présence de médiateurs scientifiques. Le chargé de communication en région doit rechercher en partenariat avec les acteurs régionaux de la culture scientifique, notamment le milieu associatif, les moyens de créer cette interface.

… et avec les media
Les media régionaux représentent un autre vecteur de cette communication de proximité opposée à une communication plus distante, plus "élitiste", qui est celle des émissions de télévision, des quotidiens nationaux ou de la presse spécialisée.
Le chargé de communication en région est là pour inciter les scientifiques à sortir de leurs laboratoires et à entendre les interrogations de la cité. Il doit convaincre les rédactions qu'il y a une place pour l'actualité de la recherche régionale et une lecture régionale de l'actualité scientifique nationale et internationale. Peu à peu, les scientifiques établissent, sans compromissions, des relations de confiance avec la presse locale. Grâce à ces échanges, la presse régionale peut intégrer une information scientifique de qualité.

La presse régionale offre l'opportunité de sensibiliser un lectorat très important et plus concerné. C'est par elle que le lecteur découvrira que la science se fait aussi à côté de chez lui. C'est par elle aussi que les scientifiques se reconnaîtront comme des acteurs économiques et politiques en région.

La délégation...

... " Languedoc-Roussillon " du CNRS en quelques chiffres

  • 5 unités propres de recherche (UPR)
  • une unité propre de service placée sous la seule responsabilité scientifique, administrative
    et financière du CNRS
  • 57 unités mixtes de recherche (UMR) dont la co-responsabilité totale est partagée avec
    d'autres partenaires (universités, établissements publics, industriels)
  • 5 formations de recherche en évolution
  • 1 unité de recherche associée
  • 6 structures fédératives associant plusieurs unités de recherche.
  • 8 groupements de recherche (GDR) laboratoires " sans murs " regroupant sur un objectif
    scientifique des unités ou des fractions d'unités
  • 5 laboratoires européens associés (LEA) associant des unités de recherche liées au CNRS
    et des laboratoires de Catalogne
  • 1 377 chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs ( 650 chercheurs, 623 ITA, 104 BDI
    et contrats de recherche)
  • Plus de 1 000 collaborateurs appartenant à d'autres institutions
  • 668 MF de budget consolidé
  • 8 sites différents
    Source : site de la Délégation "Languedoc-Roussillon" du CNRS, mai 2001, http://www.dr13.cnrs.fr
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