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La
confiance des Français dans l'avenir de leur région ne cesse
de progresser. Ils sont 74 % à croire en cet avenir (chiffre en
hausse de 6 points depuis 1998), 61 % à croire en l'avenir de la
France (chiffre stable) et 53 % à croire en l'avenir de l'Europe
(chiffre en recul de huit points depuis 1998). Ces données sont
citées par l'Observatoire interrégional du politique1
(OIP) qui a mené une enquête sur le fait régional
et sur les politiques régionales de transport. Les deux tiers des
Français (65 %) jugent la situation des transports et des moyens
de déplacement dans leur région très ou plutôt
satisfaisante. L'enquête de l'OIP (conduite avant la mise en service
du TGV Méditerranée) montre que les jugements sont majoritairement
favorables dans toutes les régions, mais elle révèle
cependant des disparités régionales.
Les Français ont une image très majoritairement positive
de la situation des routes et autoroutes ainsi que de celle des trains,
qu'il s'agisse des TGV, des trains grandes lignes ou des trains express
régionaux (TER). Les enquêtés émettent des
jugements positifs pour tous les équipements de transport testés,
à l'exception des pistes cyclables. Ces jugements positifs sont
majoritaires dans toutes les régions, à une exception près.
Les Français sont même prêts à accepter de payer
plus d'impôts régionaux pour améliorer l'aménagement
des routes (53 %) que 64 % d'entre eux utilisent tous les jours ou presque
; un quart des enquêtés accepterait une majoration des impôts
locaux pour la construction de lignes TGV, et sensiblement plus dans les
régions qui n'en disposent pas.
C'est en matière de routes et d'autoroutes que la satisfaction
est la plus élevée : elle concerne plus de 70 % des Français.
Au moins 60 % d'entre eux sont également satisfaits de la situation
des transports collectifs urbains, des trains grandes lignes, des transports
express régionaux (TER) et des TGV, avec d'importantes disparités
régionales pour ces derniers : les jugements sont négatifs
dans les régions peu ou mal desservies. Ces disparités se
retrouvent dans les jugements (globalement positifs) à l'égard
des cars express régio-naux et des aéroports et liaisons
aériennes. Les ports et liaisons maritimes, les canaux et voies
fluviales bénéficient également d'une image favorable.
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2000
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Ecart
93/00
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| Autoroutes |
|
77
|
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+
4
|
| Routes
nationales |
|
77
|
|
-
2
|
| Routes
départementales et locales |
|
71
|
|
-
4
|
| Trains
grandes lignes |
|
70
|
|
+
4
|
| Transports
collectifs urbains |
|
67
|
|
+
7
|
| Ponts
et liaisons maritimes |
|
66
|
|
-
|
| TGV |
|
60
|
|
+
15
|
| TER |
|
60
|
|
+
13
|
| Aéroports
et liaisons aérienne |
|
58
|
|
+
12
|
| Cars
express régionaux |
|
53
|
|
-
|
| Canaux
et voies fluviales |
|
51
|
|
+
14
|
| Pistes
cyclables |
|
28
|
|
-
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Evolution
des taux de satisfaction à l'égard des différents
équipements de transports : réponses très et
plutôt satisfaisantes en %
L'enquête montre même une évolution favorable des jugements
sur tous les équipements déjà testés lors
de la précédente enquête menée en 1993. Excepté
pour les routes où la satisfaction était déjà
très élevée, les opinions positives augmentent sensiblement,
en particulier pour les TGV et les TER, pour les aéroports, ainsi
que pour les transports collectifs urbains.
Les
objectifs considérés comme majeurs en matière de
politique de transport :
Les
Français en privilégient quatre : la sécurité
dans les déplacements (39 %), des tarifs abordables (38 %), la
facilité d'accès (35 %) et la couverture de l'ensemble
du territoire (30 %). La non-dégradation de l'environnement (21
%) et la rapidité des déplacements (20 %) leur paraissent
nettement moins prioritaires.
La priorité est donnée par ailleurs au développement
des liaisons avec les autres régions (68 %), avant les liaisons
à l'intérieur des régions (50 %) - ces deux choix
cependant en baisse respectivement de 5 et 11 % par rapport à
l'enquête de 1993 -, avec les autres pays d'Europe (44 %) ou avec
Paris (32 %) - ces deux derniers choix en hausse respectivement de 9
et 11 % par rapport à 1993. On observe certaines disparités
régionales : une forte demande de liaisons avec les autres régions
et de liaisons infrarégionales pour les régions de la
façade ouest ; une forte demande de liaisons avec l'Europe dans
trois régions frontalières ; enfin une demande soutenue
de liaisons avec Paris dans des régions enclavées ou distantes
de l'Île-de-France, et dans des régions limitrophes où
les échanges avec Paris sont déjà fréquents.
Les
objectifs considérés comme prioritaires en matière
de transport par train :
Les
Français sont 43 % à considérer que l'évolution
de la situation des trains et du réseau ferroviaire dans leur
région ces dernières années s'est améliorée,
38 % d'entre eux pensent qu'elle n'a pas changé, 16 % seulement
qu'elle s'est détériorée.
Les objectifs prioritaires mis en avant sont la sécurité
dans les trains et les gares (46 %)2,
puis sensiblement à égalité la complémentarité
des moyens de transport (25 %), la politique de tarifs spéciaux
(22 %), la couverture de l'ensemble du territoire régional (20
%), le respect des horaires (20 %) et la fréquence des trains
(20 %). Les objectifs plus qualitatifs comme le confort et la propreté
dans les trains (15 %), l'accueil et l'information des usagers (13 %)
sont moins souvent cités, de même que l'ouverture de nouvelles
lignes et gares (14 %).
Les priorités des utilisateurs réguliers des trains express
régionaux sont sensiblement différentes : ils sont moins
préoccupés par la question de la sécurité
dans les trains et les gares (39 %) et sont nettement plus concernés
que leurs concitoyens par la fréquence des trains (29 %) et par
les politiques tarifaires (24 %). Cependant la majorité des Français
(55 %) déclarent ne jamais prendre les TER, 34 % disent ne les
utiliser que quelques fois par an, alors que 64 % des enquêtés
déclarent utiliser quotidiennement des véhicules individuels.
Les raisons invoquées pour ne pas prendre plus souvent le TER
sont l'absence de besoin de déplacement (39 %) et le caractère
mal commode de ce type de moyen de transport (35 %) : inadaptation des
horaires, difficultés d'accès aux gares, allongement de
la durée des trajets.
Les Français se prononcent massivement (83 %) pour le maintien
- au nom de l'obligation de service public - des lignes de chemin de
fer et des gares peu utilisées, même si elles sont coûteuses
pour la collectivité. Cependant 39 % d'entre eux, au lieu de
27 % en 1993, considèrent que si ces lignes étaient remplacées
par des cars, ce serait pareil, 34 % (au lieu de 29 %) que ce serait
mieux et 25 % (au lieu de 37 %) que ce serait moins bien.
Les acteurs décisionnaires en matière d'organisation des
TER sont, aux yeux des Français, la Région et la SNCF,
qu'ils citent à égalité. Une courte majorité
d'entre eux (52 %) souhaitent le maintien du monopole de la SNCF pour
garantir le service aux usagers, plutôt que l'ouverture à
d'autres entreprises.
Au-delà de l'enquête sur les politiques régionales
de transport, l'OIP analyse régulièrement l'évolution
du fait régional. Sept Français sur dix connaissent le
nom de leur région, et les deux tiers celui de la capitale régionale.
Cependant, le sentiment d'appartenance dominant concerne avant tout
la France ou la commune de résidence. Mais près de la
moitié des enquêtés font
le pronostic que la Région sera le niveau décisionnel
qui aura le plus d'influence sur leurs conditions de vie dans dix ans
et la quasi totalité d'entre eux en attend des effets positifs.
Cette
enquête a été conduite par l'OIP - à la demande
des Conseils régionaux des régions Alsace, Aqui-taine,
Bourgogne, Bretagne, Centre, Corse, Franche-Comté, Île-de-France,
Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées,
Nord-Pas de Calais, Basse-Normandie, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes,
Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes - auprès
d'échantillons représentatifs des populations régionales
(700 cas, méthode des quotas). Les enquêtes ont été
réalisées en septembre 2000 par les Instituts CSA, IFOP,
Louis HARRIS, SOFRêS. Les résultats présentés
sont ceux d'un échantillon représentatif de la population
française de 18 ans et plus, obtenu par le cumul des enquêtes
régionales et portant sur près de 13 400 cas.
1
L'OIP est un centre public d'études et de recherche créé
en 1985 par la FNSP (Fondation nationale des Sciences politiques) et
le CNRS, en partenariat avec les Conseils régionaux, pour recueillir
et diffuser les données nécessaires à l'analyse
des phénomènes politiques à l'échelon régional
et national.
2
Les préoccupations sécuritaires augmentent régulièrement
avec l'âge (37 % pour les plus jeunes, 57 % pour les plus âgés),
et diminuent lorsque s'élève le niveau de diplôme
des personnes interrogées, passant de 59 % parmi les non diplômés
à 27 % parmi les diplômés du supérieur.
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