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En direct des laboratoires

 

Est-ce que les gravimètres à atomes mesurent le redshift gravitationnel à la fréquence Compton ?

Interféromètre atomique du LNE-SYRTE, Observatoire de Paris, CNRS, UPMC

2 septembre 2010 - Holger Müller, Achim Peters et Steven Chu ont publié une lettre dans la revue Nature, affirmant que les expériences d’interférométrie atomique publiées il y a une décennie ont en fait mesuré le décalage vers le rouge (redshift) induit par la gravitation sur l’horloge quantique fonctionnant à la fréquence Compton associée à la masse au repos de l’atome de Césium (Cs). Peter Wolf, Luc Blanchet, Christian J. Bordé, Serge Reynaud, Christophe Salomon et Claude Cohen-Tannoudji publient maintenant une réponse dans la revue Nature (incluant aussi une réponse des auteurs) affirmant que cette nouvelle interprétation est incorrecte. Reposant sur une mesure d’accélération, l’expérience discutée est un test intéressant de l’universalité de la chute libre, mais pas du décalage vers le rouge. Lire la suite

 

À basse pression, l’ozone se forme préférentiellement sur les surfaces

Illustration de l'article sur la formation de l'ozone

30 août 2010 - Pour sa formation, l’ozone requiert un troisième corps susceptible de récupérer l’énergie excédentaire produite par l’association entre la molécule de dioxygène et du radical libre O. Il peut s’agir d’une autre molécule, mais aussi de la surface d’un corps macroscopique (paroi de l’enceinte où se produit la réaction en laboratoire, ou surface d’une poussière dans l’atmosphère ou les processus astrophysiques). Deux physiciens du Laboratoire de Physique Moléculaire pour l’Atmosphère et l’Astrophysique (LPMAA - CNRS / UPMC) et du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (EMPA, Suisse) viennent de réaliser la première analyse quantitative de la cinétique de cette réaction lorsqu’elle est assistée par une surface. Les résultats obtenus, publiés dans la revue Journal of Physical Chemistry, montrent que la formation d’ozone assistée par surface est un élément essentiel de la chimie des plasmas d’oxygène. Lire la suite

 

La glaciation ordovicienne comparable à la glaciation du Quaternaire actuelle

Reconstruction de la paléogéographie de l'Ordovicien terminal (Hirnatien). © Vandenbrouke et al 2010

30 août 2010 - Les préoccupations actuelles sur le taux de gaz carbonique atmosphérique conduisent les spécialistes des sciences de la Terre à chercher à déterminer ses valeurs dans le passé ancien de notre planète et à en comprendre les variations. Dans le cadre d'un vaste programme de recherche sur l'Ordovicien (PICG 503, Le Climat et la Paléogéographie de l'Ordovicien) dirigé par Thomas Servais, une équipe internationale réunie autour de Thijs Vandenbroucke, chargé de recherches au laboratoire Géosystèmes (CNRS-INSU, Université de Lille 1), a reconstruit le climat de la Terre il y a 460 à 440 millions d'années, à la fin de l'Ordovicien. Il en ressort, contre toute attente, que certains aspects du climat à cette époque étaient très comparables à ceux du climat actuel. Une étude parue dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Lire la suite

 

L’arrimage de l’ADN : Gulliver et les Lilliputiens revisités

Vésicule géante de phospholipides en bleu, adhérée sur un substrat grâce à des connections du type clé/serrure, portées par les extrémités de courts polymères en jaune. La molécule d'ADN en rouge est piégée pendant la formation de la zone adhésive dans la forêt des polymères connecteurs (ligands).

26 août 2010 - Les auto-enchevêtrements, états rares et fugaces de polymères géants comme l’ADN, ont vraisemblablement été mis en évidence par le dur labeur de nombreux arrimeurs Lilliputiens, dans une version moléculaire du premier voyage de Gulliver. Après son naufrage, le célèbre personnage de Swift a nagé jusqu’à la côte de Lilliput où il s’est endormi, pour se réveiller agrafé au sol par une multitude de câbles et de piquets lilliputiens : un destin similaire attendait des molécules d’ADN figées ainsi dans leur état auto-enchevêtré jusqu’alors très difficile à observer. Les conditions de cette première, réalisée sous les microscopes des chercheurs de l’Institut Charles Sadron du CNRS (ICS) à Strasbourg, sont détaillées dans la revue Physical Review Letters du 20 août 2010. Lire la suite

 

H3.3, une histone à l’origine du développement

Microinjection d’un embryon de souris au stade zygote. L’aiguille de microinjection pénétrant le zygote est visible a gauche.© IGBMC

26 août 2010 - Une équipe de l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) a montré un mécanisme essentiel de l’initiation du développement de l’embryon pendant la phase de fécondation. Grâce à une technique pointue de micro-injection, l’équipe de Maria-Elena Torres-Padilla a mis en évidence le rôle prépondérant de l’histone H3.3 dans la condensation de la chromatine, indispensable aux premières divisions de l’embryon. Leurs travaux sont publiés le 1er août 2010 dans le magazine Nature Cell Biology. Lire la suite

 

L'énigme des Treptichnus de la limite Précambrien-Cambrien résolue

Treptichnus Mickwitzia Sandstone, Suède (Cambrien inférieur). © Vannier et al. Geology 2010

26 août 2010 - La transition Précambrien-Cambrien (540 millions d'années) est marquée par d'innombrables traces fossiles, présentes sur l'ensemble du globe dont certaines connues sous le nom de Treptichnus. Leur origine était jusqu'alors inconnue. Des chercheurs de Lyon, Hambourg et Varsovie viennent d'élucider le mystère : ces traces fossiles typiques proviennent de vers priapuliens. C'est grâce à des expériences réalisées avec des priapuliens actuels, vivants dans des milieux boueux très pauvres en oxygène, que le décryptage de ces traces énigmatiques a pu être fait. Ces travaux viennent de paraître dans la revue Geology. Lire la suite

 

Mise en évidence d’une transition de surface dans le composé NbSe3

transition de surface dans le composé NbSe<sub>3</sub>

26 août 2010 - L’étude expérimentale des systèmes à deux dimensions est toujours délicate lorsqu’elle est menée en surface, car il est souvent difficile de préparer un système suffisamment pur et de le maintenir isolé de perturbations extérieures. Un mécanisme physique, la transition de surface, produit de tels systèmes de manière meilleure que les méthodes habituelles de dépôt de couches minces sur des substrats. Des physiciens du Laboratoire de photonique et nanostructures (LPN - CNRS), de l’Institut Néel (CNRS) et du Laboratoire de physique théorique et des modèles statistiques (LPTMS - CNRS / Univ. Paris-Sud 11), viennent de montrer que la monocouche de surface du composé NbSe3 présente de telles propriétés. Ce travail ouvre la possibilité d’étudier expérimentalement dans l’espace réel les caractéristiques de la transition bidimensionnelle dite de Berezinskii-Kosterlitz-Thouless. Ces résultats sont publiés dans la revue Physical Review Letters. Lire la suite

 

Observer dans le détail les changements de conformation des canaux ioniques

Mécanisme d’ouverture proposé pour les canaux Kir. © C. Vénien-Bryan

26 août 2010 - Les canaux à potassium sont des protéines qui modifient constamment leur conformation pour réguler le flux de potassium (K+) entrant et sortant de la cellule. Grâce à des techniques combinées de radiolyse et de spectrométrie de masse, des chercheurs de l’Institut de Minéralogie et de Physique des Milieux Condensés (UMR7590, Paris), en collaborations avec des chercheurs de l’Université d’Oxford et du Synchrotron à Brookhaven, ont réussi à discerner les acides aminés impliqués dans les changements conformationnels ayant lieu lors du passage du potassium dans des canaux particuliers : les canaux à K+ à rectification entrante (Kir). Ces travaux publiés dans Structure le 14 juillet 2010 ouvrent la voie à la création d’un modèle applicable à l’étude d’autres canaux ioniques. Lire la suite

 

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