English
homepage

image
Accueil > Science en direct > Les talents

Les talents

filet

 

Tous les quinze jours, retrouvez quatre nouveaux talents CNRS récompensés en 2007

 

Jean Massies - © CNRS Photothèque, Jean-François Dars

Jean Massies, Médaille d'argent CNRS 2007

L'électronique en plusieurs couches

C’est avec calme et recul que Jean Massies, 60 ans, retrace sa carrière écoulée. Il travaille sur une technologie au coeur de l’électronique moderne, l’épitaxie. C’est un procédé par lequel on dépose une couche d’un matériau sur un autre – les transistors, par exemple, sont faits de couches superposées. Il existe plusieurs méthodes pour y arriver, et celle que Jean Massies a contribué à développer est l’épitaxie par jets moléculaires (EJM). Le développement de l’EJM au LCR, comme dans les autres laboratoires qui s’y consacrent, s’avère long et difficile. Mais en 1980, les efforts de Jean Massies payent : grâce aux réacteurs – les appareils qui effectuent l’EJM – qu’il a mis au point avec son coéquipier Patrick Étienne, un nouveau type de transistor, très performant, est réalisé au laboratoire. Il connaît un grand retentissement au plan mondial. En savoir plus (pdf)

 

Henri Valeins - © CNRS Photothèque, Jean-François Dars

Henri Valeins, Cristal CNRS 2007

Un homme de qualité

Henri Valeins, 44 ans, se définirait volontiers comme ingénieur qualité. Une fonction qui a le vent en poupe puisque la qualité de la recherche est désormais une des priorités affichées par le CNRS. Pionnier en la matière, Henri Valeins a, depuis 2003, développé une véritable politique qualité au sein du Centre de résonance magnétique des systèmes biologiques (RMSB) de Bordeaux, spécialisé dans l’étude des systèmes vivants par l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Il est également responsable de la sécurité du réseau informatique de ce Centre : la sécurité n’est-elle pas le premier pas vers la qualité ? Ce docteur en biologie, spécialiste en instrumentation scientifique, très tôt passionné d’informatique et fervent partisan des logiciels libres, a su adapter les concepts et les méthodes qualité en vigueur dans l’industrie au monde de la recherche, pourtant très différent. En savoir plus (pdf)

 

Olivier Pliez - © CNRS Photothèque, Jean-François Dars

Olivier Pliez, Médaille de bronze CNRS 2007

Un géographe au Sahara

« Je suis devenu géographe par passion pour les voyages. » Étudiant, Olivier Pliez payait ses études et ses escapades en travaillant comme pion dans un lycée. L’été, il partait à la découverte du monde : Grande-Bretagne, USA, tour de l’Europe en train, Inde, Thaïlande, Malaisie, Chine… C’est en Afrique que vont le mener ses travaux de chercheur, d’abord au sein de l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman d’Aix-en-Provence pendant trois ans, puis pendant un an à Tunis, à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain, enfin au Caire, au Centre d’études et de documentation juridique, économique et sociale, où il a fait quatre années de « terrain » qui l’ont mené du Soudan à la Libye, de l’Égypte en Algérie. L’été dernier, Olivier Pliez a fait ses adieux au Caire pour intégrer le Laboratoire interdisciplinaire « Solidarités, sociétés, territoires » à Toulouse. Un juste retour à ses sources, géographiques bien sûr, puisqu’il est originaire de la région. En savoir plus (pdf)

 

Nathalie Picqué - © CNRS Photothèque, Jean-François Dars

Nathalie Picqué, Médaille de bronze CNRS 2007

Des spectres raffinés

Suivre en temps réel l’évolution de phénomènes physiques nécessite la mesure très fréquente de leurs spectres. Quand Nathalie Picqué débute sa thèse au Laboratoire de physique moléculaire et applications, en 1996, on le fait tous les milliardièmes de seconde, mais seulement sur une petite gamme de fréquences. En deux ans à peine elle développe une méthode multipliant par plusieurs milliers la largeur du spectre mesuré à une telle cadence. En 1999, elle effectue son post-doc à Florence, dans un grand centre spécialisé dans les lasers et la métrologie. Là-bas, c’est l’autre extrême : « On mesurait très exactement la fréquence d’une seule raie, ce qui pouvait prendre un an. » Elle établit alors la mesure la plus exacte d’un des intervalles de structure fine de l’hélium, ce qui permet d’améliorer la détermination d’un paramètre fondamental en physique, la constante de structure fine. En savoir plus (pdf)

Tous les prix et distinctions

 

filet

| Rechercher | Annuaires | FAQ | Contacts | Intranet | Plan d'accès | Plan du site | Sites CNRS | Crédits | Mentions légales |