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Les talents

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Tous les quinze jours, retrouvez quatre nouveaux talents CNRS récompensés en 2007

 

Jennifer Coull - © CNRS Photothèque, Jean-François Dars

Jennifer Coull, Médaille de bronze CNRS 2007

Les mécanismes de l'attention temporelle

Née en Écosse en 1969, Jennifer Coull s’intéresse dès l’école à la neurochimie du cerveau, « quand le prof parle des substances qui peuvent modifier le comportement ». Elle ne sait pas encore que cet engouement passager va la conduire vers des études de psychologie à l’université d’Édimbourg puis à une thèse, à Cambridge, sur les processus attentionnels chez l’homme et leur modulation par l’effet des drogues. Elle travaille actuellement sur trois projets. Soutenu par l’ANR, le premier porte sur l’attention temporelle. Le deuxième porte sur l’interaction entre estimation du temps et préparation motrice. Enfin elle pilote un projet impliquant six pays européens qui va la ramener à ses premières amours : la psychopharmacologie et ses incidences sur les différentes étapes de l’attention visuelle. Et lui donner l’occasion de se ressourcer, parfois, dans les brumes de l’Écosse, loin des excès du mistral. En savoir plus (pdf)

 

Jean-René Huynh - © CNRS Photothèque, Jean-François Dars

Jean-René Huynh, Médaille de bronze CNRS 2007

De l'origine de la polarité dans l'œuf de mouche

Pourquoi la drosophile a-t-elle une tête et un abdomen ? Autrement dit, quels mécanismes déclenchent la mise en place de ses axes de polarité antéro-postérieur et dorso-ventral ? C’est à ces questions fondamentales que Jean-René Huynh, lauréat de la médaille de bronze du CNRS, consacre ses travaux de recherche. À l’occasion d’une foire des métiers, Jean-René, encore lycéen, rencontre un parent d’élève chercheur au CNRS. Cette rencontre et son intérêt pour la biologie le guideront jusqu’à son entrée à l’École normale supérieure en 1995. Après une série de cours à l’Université Paris 6, il s’oriente vers la biologie du développement et la drosophile en particulier : « Auparavant, j’hésitais entre l’embryologie classique et l’immunologie. Mais à cette époque, un nouveau domaine venait de naître, faisant le lien entre génétique et biologie du développement. » En savoir plus (pdf)

 

Arturo López Ariste - © Droits réservés

Arturo López Ariste, Médaille de bronze CNRS 2007

Le soleil et son champ magnétique

Le soleil a toujours fasciné l’homme. Arturo López Ariste, chercheur au Télescope héliographique pour l’étude du magnétisme et des instabilités solaires est le gardien version XXIe siècle de cet intérêt scientifi que. « Je mesure les champs magnétiques, ce qui permet de comprendre l’activité du soleil… en dehors du fait qu’il brille. De plus, on l’utilise comme laboratoire naturel de physique quantique en étudiant l’état des atomes à sa surface. » Ses outils d’observation sont un télescope solaire d'un mètre seulement et un polarimètre grand comme une boîte à chaussures. Rien d’impressionnant au premier abord mais une technologie de pointe qui permet de caractériser un photon polarisé sur 100 000 photons reçus : un record mondial. Ce chercheur espagnol était un jeune astronome amateur et s’il est devenu astrophysicien, c’est surtout grâce à son intérêt marqué pour la physique théorique. En savoir plus (pdf)

 

Jay Rowell - © CNRS Photothèque, Jean-François Dars

Jay Rowell, Médaille de bronze CNRS 2007

Un sociologue de l'Europe

Britannique, il est né en Allemagne, a passé toute sa jeunesse et fait une partie de ses études supérieures aux États-Unis. Il est aujourd’hui chargé de recherche au Laboratoire « Politique, religion, institutions et sociétés : mutations européennes » à Strasbourg. Et bien sûr, il est trilingue. À 36 ans, père de deux enfants, auteur de livres et de nombreuses publications et interventions dans des colloques, Jay Rowell, qui se considère plus comme un historien et un sociologue politique que comme un sociologue « classique », a déjà une vie de chercheur bien remplie. En 1992, après avoir obtenu une licence en sciences politiques et histoire à Duke University, en Caroline du Nord, il retourne sur le Vieux Continent et entre à Sciences Po Paris. Trois ans plus tard, il y décroche un DEA en sociologie politique pour enchaîner… sur un autre DEA au laboratoire de sciences sociales de l’EHESS-ENS cette fois. En savoir plus (pdf)

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